samedi 15 mai 2010

Paris, le 15 mai 2010

J’ai interrompu la rédaction de ce blog en février et déjà trois mois se sont écoulés ; incertain que ce format soit le plus approprié à l’histoire que j’ai entrepris de raconter, je me suis arrêté sans me rendre compte combien cela serait difficile de la reprendre : combien d’efforts de recherche pour retrouver tous les détails d’une époque à partir de documents existants, de concentration pour trouver les mots justes pour les raconter, c'est-à-dire, clairement, soulignant les faits, les dates, les noms, sans trop d’investissement émotionnel. Peut etre le plus dur étant comme l’écrit Stefan Zweig, « sans s’etre jamais attribué tant d’importance à sa personne, trouver le courage d’écrire sur soi-même comme centre du récit » Bien évidemment ce centre étant partagé avec Yannick Noah.

Ce matin, d’un regard distrait sur « Yannick n’est pas Bob », peut etre simplement pour etre sur qu’il existait toujours, je m’aperçus d’un message laissé par un de mes trois lecteurs recensés : Emmanuel, Claude Turner et Anonyme.
Ce dernier, en date du 8 mai, m’écrivit, avec ce que j’espère un brin d’impatience : on attend la suite !
Ce meme jour j’ai appris le décès de quelqu’un que j’avais connu lorsqu’il était le manager d’Angelique Kidjo, Manu Dibango, quand je dirigeais Island France : André Gnimagnon.
Quelle élégance et simplicité, André ! Toujours à la recherche de solutions, un beau sourire qui accompagnait un visage de professeur de mathématiques, ce qu’il était. Je ne l’avais pas revu depuis ces années de collaboration, et je dois avouer, très peu penser à lui.
Il etait rentré très malade à Cotonou, atteint de la maladie d’alzheimer depuis quelques années.
Pourquoi cette nouvelle me rend si triste, pourquoi les larmes, comme des vagues irrésistibles me montent elles aux yeux, pourquoi, puisque nous ne nous etions plus ni vu ni parlé depuis environ une vingtaine d'années? certainement, sans que je m'en rendre compte, tu m'avais imprégnié de ton calme, ta serenité, ta gentillesse.
André j’espère que tu m’entends, soit en paix, je t'appreciais, j’aurais du te le dire avant.

7 commentaires:

  1. Merci pour ces quelques mots, et cette belle photo... André tel que je l'ai connu, aimé et respecté

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  2. le passage sur andré est trés poignant

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  3. Merci pour ce témoignage sur André.
    Je voudrais simplement apporter un rectificatif.
    André n'a jamais été dans un hospice. Il était rentré au Bénin de son propre gré, conscient de sa maladie et voulais rester parmi les siens.
    Il est mort entouré par sa famille.
    Florence Gnimagnon-sa femme

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  4. Jean Pierre, je ne te connaissais pas conteur ! Cela te ressemble : a la fois humain, simple, léger, essentiel, sensible, sincère et determiné. Tu as tellement a raconter sur ton experience...Nous voulons connaitre la suite...et pleins d'autres histoires ! A te lire, amitiés. Gilles

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  5. Contente de savoir qu'André n'est pas mort dans un hospice... C'était insupportable...

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  6. J'apprends tout juste le décès d'André ! Et tes commentaires résonnent avec moi. J'ai travaillé avec lui pendant quelques années puis nos chemins professionnels ont divergé. J'ai repris contact de temps en temps mais n'étais pas au courant de son état.

    C'était un grand bonhomme. Il me manque déjà.
    Toutes mes condoléances tardives à Florence et sa famille.

    Kevin

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  7. Je viens seulement d'apprendre la mort d'André sous l'aile protectrice duquel j'ai travaillé dans les années 90. Nous avions perdu le contact (les chemins de la vie...), j'ai énormément appris de ses conseils réalistes et plein de bienveillance (même si je n'en ai pas assez souvent fait bon usage) et c'est quelqu'un à qui je pense encore souvent et dont je parlais encore à un ami il n'y a pas une semaine.
    J'ignorais qu'il fût malade et sous le choc de l'émotion je réagis comme ça vient.
    C'est fou ce que c'est dur de réaliser qu'on ne reverra plus quelqu'un même qu'on ne voyait plus depuis longtemps. Il est toujours plus tard que nous ne le croyons ; c'est déjà trop tard et aujourd'hui je pleure.
    Sincères condoléances à Florence et à sa famille.
    L.

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